« Demain j’arrête! » de Gilles Legardinier

demainjarreteL’histoire: Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides.
Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu, obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier… Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret.

Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons- nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

La critique Nelfesque: Voici un roman que j’avais offert à mon amie co-blogueuse Cha à son dernier anniversaire et que je me suis empressée de lui piquer lorsqu’elle l’a terminé. Oui, je suis comme ça. Mes présents ne sont jamais totalement désintéressés… J’ai mis un peu de temps à le commencer mais une fois dedans je l’ai littéralement avalé.

« Demain j’arrête! » est un roman très girly que l’on pourrait qualifier de chick lit si il n’était pas écrit par un homme. La cible est clairement féminine. C’est d’ailleurs franchement affiché sur la couverture: du rose flashy, un chat (so cute et qui ressemble drôlement à notre chat (l’air aimable, c’est bien le sien)!) et une pointe de ridicule avec ce bonnet péruvien assorti au tapis (off course)! Ah théorie du genre quand tu nous tiens… Et ça se sent aussi dans l’écriture. Gilles Legardinier a une plume simple, désinvolte, très second degré et les situations dans lesquelles il met son personnage principal, Julie, est des plus rocambolesque.

Très « Bridget Jones » dans le ton, cela ne m’étonne pas que « Demain j’arrête! » ait eu et ait encore autant de succès auprès de mes copines lectrices. On est ici en présence d’un roman frais, drôle, pas prise de tête pour un sou. Un roman avec lequel on passe un bon moment de rigolade (je n’ai pas pu m’empêcher de rire à la lecture de certaines situations, notamment le mariage et la copine chasseuse de vampire (grand moment!)). C’est n’importe quoi et c’est très drôle.

Je ne suis pas une grande habituée de ce genre littéraire mais de temps en temps ça fait du bien. Pour moi, c’est typiquement le roman de vacances que l’on amène sur la plage. Et puis, plus qu’un roman drôle pour nanas c’est aussi une vraie déclaration d’amour de Gilles Legardinier à la gente féminine. Bon certes à la gente féminine un peu farfelue, fofolle et trentenaire en premier lieu mais pas seulement puisque l’on croise des femmes dans la cinquantaine et même octogénaires dans ces pages et l’auteur les met en scène avec autant de justesse, de respect et d’amour. J’ai beaucoup aimé la relation de Julie avec sa petite « mémée voisine » Alice. J’ai même versé ma larme (faut que je fasse attention, ça m’arrive de plus en plus souvent en ce moment!).

A travers l’histoire de Julie et de son obsession pour son voisin Ric, c’est toute la vie d’un quartier que l’auteur dépeint. Tout le monde se connait depuis des années, les enfants ont grandi ici et sont maintenant des adultes bienveillants, all you need is love et love is everywhere. Oui, par moment j’ai trouvé cela très cucul et déconnecté de la réalité où clairement les choses ne se passent pas comme cela. Dans la vraie vie, c’est métro boulot dodo. Quand on rentre chez soi, on se détend, on ne s’amuse pas à aller jouer les Amélie Poulain chez la mamie du 3ème… C’est bien dommage mais si à l’origine on était dans cet état d’esprit, la vie et les autres font que bien souvent les choses changent quelque peu avec le temps. Chienne de vie tiens!

Reste avec « Demain j’arrête! » un très chouette roman anti grise mine. Quelques 400 pages de « huhu » et de tendresse pour cette petite nana de 29 ans qui se la joue midinette. Et midinette, on l’a toute été au moins une fois. Je ne sais pas vous mais au final, moi, j’aurai bien aimé être copine avec Julie!

Publicités

2 réflexions sur “« Demain j’arrête! » de Gilles Legardinier

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s